Le programme de neuromodulation a pour spécialité l’étude et le traitement des troubles psychiatriques au moyen de techniques de neuromodulation non invasives, à savoir :
- la stimulation magnétique transcrânienne répétitive (SMTr)
- la stimulation transcrânienne à courant continu (STCC)
- la stimulation magnétique transcrânienne profonde (SMTP) (commencera fin 2010)
Population cible
Les traitements offerts s’appuient sur les dernières découvertes scientifiques et sur des normes rigoureuses en matière de sécurité. De ce fait, nous évitons l’utilisation inconsidérée de ces techniques de neuromodulation à des fins cliniques lorsque les données scientifiques sont insuffisantes. La neuromodulation s’est montrée efficace dans les cas suivants :
- chez les personnes souffrant de dépression majeure et de schizophrénie (SMTr)
- chez les personnes souffrant de dépression majeure dans un contexte expérimental ou de recherche (stimulation transcrânienne à courant continu et stimulation magnétique transcrânienne profonde)
- dans les autres cas d’affections cliniques à la suite de la publication de nouvelles études
Pour des raisons de sécurité, les patients qui présentent les caractéristiques suivantes ne sont pas admissibles au traitement par neuromodulation :
- toxicomanie ou alcoolisme (au cours des six derniers mois)
- affection médicale (cardiovasculaire, rénale, pulmonaire) actuelle instable
- grossesse ou lactation
- antécédents personnels d’épilepsie et (ou) de convulsions primaires ou secondaires
- présence d’objets métalliques dans la tête (excepté la bouche), tels que des prothèses acoustiques internes, des perçages, des agrafes pour anévrisme, des vis, etc.
- implant de stimulateurs ou de pompes à médicaments
Services offerts
La stimulation magnétique transcrânienne répétitive (SMTr)
L’Institut Douglas offre actuellement la SMTr dans les cas suivants :
- dépression majeure unipolaire non psychotique d’intensité au moins modérée sans amélioration après l’essai de un à quatre traitements à base d’antidépresseurs
- hallucinations auditives résistantes aux médicaments chez les sujets schizophrènes
- symptômes négatifs persistants chez les sujets schizophrènes
Un traitement par SMTr peut également être envisagé (par compassion) dans des cas non indiqués pour certaines autres affections telles que les troubles obsessifs compulsifs, les troubles de stress post-traumatiques et le trouble bipolaire. Le recours à la SMTr pour ces types d’affections sera étudié au cas par cas.
Veuillez consulter la foire aux questions, pour tout savoir sur la SMTr, son fonctionnement, ses principaux avantages, les effets secondaires courants, les risques pour la santé et pour savoir comment se déroule une séance type de SMTr.
La stimulation transcrânienne à courant continu (STCC)
L’institut Douglas offre actuellement la STCC dans un cadre expérimental et de recherche pour l’affection suivante :
- dépression majeure unipolaire non psychotique d’une intensité au moins modérée sans amélioration après l’essai de un à quatre traitements à base d’antidépresseurs adéquats et après quatre à six semaines de traitement par SMTr standard
D’autres études sont nécessaires pour clarifier l’efficacité et la sécurité de la STCC dans le cas d’autres troubles psychiatriques. Ainsi, la STCC pourrait être offerte pour d'autres maladies dans le futur.
Veuillez consulter la foire aux questions, pour tout savoir sur la STCC, son fonctionnement, ses principaux avantages, les effets secondaires courants, les risques pour la santé, et pour savoir comment se déroule une séance type de STCC.
Accès aux services
Les médecins qui souhaitent référer un patient en vue d’un traitement par neuromodulation doivent nous fournir les renseignements suivants :
- un formulaire de demande de traitement thérapeutique par neuromodulation dûment rempli
- une demande de consultation médicale
- une copie des derniers résultats d’examens (datant de moins de six mois)
Ces documents doivent être envoyés par courrier ou par télécopie au programme de neuromodulation à l’adresse indiquée ci-dessous. Aucun traitement ne sera entrepris avant réception de tous ces documents dûment remplis par un médecin autorisé. Les médecins qui souhaitent obtenir de plus amples renseignements sur ce traitement peuvent communiquer directement avec le programme de neuromodulation.
Tous les patients admissibles rencontreront un psychiatre en vue d’une évaluation préalable à la neuromodulation. Celle-ci inclut :
- bref examen médical
- une évaluation relative à la sécurité
- le passage en revue et la signature d’un formulaire de consentement
Les patients se verront alors attribuer la première place disponible pour commencer le traitement par neuromodulation. Les places étant limitées, les patients seront automatiquement placés sur une liste d’attente pendant environ deux à huit semaines.
Lorsqu’un patient est accepté pour un traitement, l’Institut Douglas est seulement responsable des problèmes liés à la neuromodulation (p. ex., effets secondaires); ainsi, le médecin référant demeure responsable de tous les autres aspects du traitement. Si un patient n’est pas admissible au traitement par neuromodulation, il sera immédiatement référé à son médecin traitant.
À l’heure actuelle, la SMTr et la STCC sont offertes gratuitement, mais les patients doivent prendre en charge leur transport et (ou) leur hébergement.
Une attestation de traitement de neuromodulation peut être fournie à des fins d’emploi ou d’assurance.
Recherche
Une équipe de chercheurs mène des études à la fine pointe ayant trait aux aspects expérimentaux et cliniques des techniques neuromodulatoires non invasives utilisées aussi bien en psychiatrie que dans le domaine des neurosciences. Un nouveau laboratoire de neuromodulation translationnelle sera inauguré début 2011.
Enseignement et transfert de connaissances
Le programme transmet des connaissances à des professionnels de la santé, des internes et des résidents par l’entremise d’activités d’enseignement ou de formation. Par exemple :
- l’organisation d’une conférence intitulée Recent Advances in Brain Stimulation (Progrès récents en matière de stimulation cérébrale) qui se tiendra en 2010
- un atelier pratique de deux jours, qui débutera en 2011, sur l’utilisation de la neuromodulation non invasive pour traiter des troubles psychiatriques. Cet atelier aura lieu deux fois par an.
Marcelo Berlim, MD, consulte également la base de données de PubMed à la recherche d’études cliniques sur les techniques de neuromodulation non invasive permettant de traiter les troubles psychiatriques majeurs (p. ex., troubles de l’humeur, psychotiques, alimentaires et anxieux). Ses conclusions sont publiées sur sa page Diigo.
Une équipe interdisciplinaire
Coordination
Marcelo T. Berlim, M.D., M.Sc.
Directeur, Programme de neuromodulation, Institut Douglas
Coordonnateur, Programme de neuromodulation , Troubles de l'humeur et de l'anxiété
Professeur adjoint, département de psychiatrie, Université McGill
Psychiatre, Programme des troubles dépressifs, Institut Douglas
Martin Lepage, Ph.D.
Co-Directeur, Programme de neuromodulation, Institut Douglas
Coordonnateur, Programme de neuromodulation , section des troubles psychotiques
Howard Steiger, Ph.D.
Coordonnateur, Programme de neuromodulation , section des troubles de l'alimentation
Gustavo Turecki, M.D., Ph.D.
Coordonnateur, Programme de neuromodulation , section des comportements suicidaires
Équipe clinique
Karen Blumhoff, R.N., infirmière
Louise Nadeau, technicienne en neuromodulation et électroencéphalographie
Étudiants diplômés
Audrey Benoît, B.Sc., étudiante au Ph.D., UQAM
Cindy Hovington, M.Sc., étudiante au Ph.D., Université McGill
Coordonnées
Programme de neuromodulation
Institut Douglas
Pavilion F.B.C.
6875, boulevard LaSalle
Montréal (Québec) H4H 1R3








